CDO innov : Chenillards, Bateaux Faucardeur et Barges

Constructeur d'engins motorisés pour les milieux sensibles

ON PARLE DE NOUS, Platypus

Avec le semi-submersible Platypus, l’exploration marine prend une autre dimension

Les eaux de Pampelonne ont été choisies pour tester un prototype novateur. Un semi-submersible qui allie les plaisirs de la plongée et de la navigation. L’ornithorynque mécanique reviendra le 5 septembre.

Posé sur le rivage scintillant de la Méditerranée, l’engin intrigue promeneurs et nageurs. Un Catamaran incomplet? Un pédalo high-tech? Rien de tout cela.

Et quand il prend le large et que ses passagers disparaissent progressivement sous l’eau, comme dans un film avec James Bond, il suscite alors étonnement, admiration voire même, inquiétude pour certains.

« C’est un semi-submersible, rassure Cyril Thabard, président de la société de construction du Platypus. En actionnant une manette, on déclenche le système de descente des passagers jusqu’à deux mètres. »

Découvrir le monde du silence

Équipés chacun d’un masque, ils peuvent explorer les fonds sous-marins, tout en restant assis. Une sorte de sous-marin sans habitacle. « On a l’impression de voler dans l’eau », s’enthousiasme son acolyte, Hugues De Grandmaison.

Idéal pour ceux qui veulent s’initier à la plongée en douceur, sans tuba ni lourdes bouteilles d’oxygène. En effet, le casque est alimenté par un narguilé (un compresseur d’air qui aspire l’air de surface) et apporte l’air de respiration et ce sans limite de temps.

Il convient aussi parfaitement aux personnes à mobilité réduite. Bref, c’est l’outil qui intéresse déjà les professionnels de la mer, des centres de plongées et des offices de tourisme.

Sans oublier, bien sûr, les propriétaires de portefeuille bien garni qui y voit un « joujou » sympathique.

Une idée qui ne manque pas d’air

« Il est né sur une idée de François-Alexandre Bernard, qui s’est retiré pendant quelques années en Australie, et a vu évoluer les Platypus, le nom anglais pour les ornithorynques ».

Une idée qui ne manque pas d’air, et qui a bien failli tomber à l’eau, faute de soutien logistique. C’est à ce moment-là qu’intervient la société nantaise CDO Innov. Le groupe, spécialisé dans la dépollution marine et la fabrication d’engins collecteurs, décide de prendre en charge la partie construction.

Le Platypus devient réalité.

Le prototype, en test il y a quelques jours au large de Bonne Terrasse, a permis de s’assurer de la parfaite tenue de l’appareil et de l’équipement. Prochaine apparition en surface du Platypus: le 5 septembre.

 

Source : VAR MATIN