CDO innov : Chenillards, Bateaux Faucardeur et Barges

Constructeur d'engins motorisés pour les milieux sensibles

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CDO INNOV est dans Ouest France aujourd’hui : Industrie. À Machecoul, CDOinnov défriche le terrain de l’export

CDO INNOV dans Ouest France

 

Industrie. À Machecoul, CDO INNOV défriche le terrain de l’export

Seul constructeur français d’« engins motorisés en milieu sensible », CDOinnov, discrète PME de Loire-Atlantique, crée une filiale au Brésil. Pour aller s’attaquer à la végétation tropicale…

Dans l’industrie, on appelle ça un marché de niche. Un créneau rare et atypique. Chez CDOinnov, à Machecoul, ce sont les « engins motorisés dédiés aux milieux sensibles ». « On est les seuls en France à faire ça », affirme Cyril Thabard, qui a fondé cette PME avec Olivier Rousseau, responsable du bureau d’études, et David Ordureau, responsable de production.

« Ça », ce sont par exemple des bateaux pour arracher les plantes invasives comme la jussie en zone aquatique, faucarder (faucher l’herbe sous l’eau). Des barges pour collecter des déchets flottants, entretenir les rivières. Des chenillards, destinés aux travaux agricoles ou aux terrains escarpés, comme ce véhicule destiné aux pompiers des Vosges. Mais aussi des véhicules amphibies. Bref, de la neige aux marécages et au milieu forestier, rien ne fait peur à ces engins.

« Tout est piloté par calculateur électronique », ajoute Cyril Thabard, montrant un petit boîtier gris, d’apparence anodine, qui permet de les régler, de les adapter aux besoins de l’utilisateur. « Avec ça, on sait piloter un bateau à 1 km de distance par radiocommande, par GPS ou même avec un smartphone. » Du high-tech conçu et fabriqué par une équipe de trente-cinq personnes – quinze il y a un an -, adossée à un bureau d’études : « On ne s’appelle pas CDOinnov pour rien. »

Dans la zone de la Cailletelle, à l’écart de Machecoul, Cyril  Thabard n’est pas peu fier de montrer le local en tôles de récupération de 200 m2, monté de ses mains en 2008, avec son premier associé, pour démarrer sa première affaire. Une entreprise de maintenance de matériel pour maraîchers.

Ce « fils d’agriculteur et fier de l’être », originaire de Saint-Même-le-Tenu, commence par une formation d’agronome. Pendant ses études, comme beaucoup de jeunes du secteur, il travaille chez les maraîchers alentours. Et finit par devenir le bras droit de l’un d’eux… Puis par monter sa première affaire.

Le Brésil , « un gros marché pour nous »

De là, peut-être, ce « côté passionnel » que Cyril Thabard confie volontiers. « Passionnel », son goût pour l’entreprise. « Passionnel », son penchant pour « tout ce qui est mécanique et automatismes ». Outre le marché intérieur, notamment celui des collectivités locales, les engins de CDO innov se vendent déjà à l’étranger : Espagne, Sénégal, Côte d’Ivoire et désormais Émirats Arabes Unis.

Mais la PME veut aller encore plus loin. Au Brésil exactement, où une filiale vient d’ouvrir. Pourquoi le Brésil ? « On est entre deux tropiques. L’eau et la chaleur produisent un fort développement de plantes invasives, répond l’agronome. C’est un gros marché pour nous. »

Un bateau aquatique sera construit sur place, près de São Paulo, où les effectifs pourraient monter à « une quinzaine de personnes et à quarante-cinq à Machecoul ». Ici, les locaux vont encore s’agrandir. Un terrain de 6 000 m2 a été acheté face aux ateliers. Un nouveau cap à franchir, stimulant mais délicat. La trésorerie doit suivre.

« Nous sommes dans une problématique de croissance », reconnaît le patron de CDO innov, qui sait toutefois pouvoir compter sur quelques alliés. Des banquiers qui y croient, les conseils de la chambre de commerce. Ou ceux de Thierry Maugis, d’Airbus. Homme de réseau, délégué régional d’EADS développement et patron d’Atlantique initiatives développement, c’est le parrain du projet de croissance de CDOinnov. Et il est confiant : « C’est une bonne boite. »