CDO innov : Chenillards, Bateaux Faucardeur et Barges

Constructeur d'engins motorisés pour les milieux sensibles

Les plantes invasives, Nos services, ON PARLE DE NOUS, Sargasse

Ouest France : CDO à l’assaut des plantes invasives dans le monde

Industrie. CDO à l’assaut des plantes invasives dans le monde

L’entreprise CDO Innov, basée à Machecoul, fabrique des engins sur mesure. D’abord destinés aux besoins locaux, ils sont désormais spécialisés dans la lutte contre les plantes invasives. Il a bénéficié de soutien de Total Développement régional et participe à la journée de l’Export à Nantes le 1er octobre.

C’est au beau milieu des cultures maraîchères, dans la zone artisanale de la Cailletelle à Machecoul, que Cyril Thabard a installé son entreprise, CDO Innov. Ici, 40 personnes s’emploient à concevoir et à réaliser des engins destinés à l’agriculture, au maraîchage et à la lutte contre les plantes invasives. Un marché de niche, qui a permis à l’entreprise de se faire une place sur le marché national et international.

Engins pour le maraîchage

L’histoire commence en 2008. « J’ai exercé 10 ans le métier d’exploitant maraîcher, raconte le gérant de l’entreprise. Je me suis rendu compte d’un manque important sur la maintenance des engins maraîchers. » La toute première gamme d’engins est donc avant tout destinée aux besoins locaux. Mais très vite, la production se diversifie. « Nous avons ensuite eu de nouvelles demandes, parce que nous avions développé des compétences en interne. »

Lutte contre la sargasse

C’est ainsi que l’entreprise se spécialise dans la conception d’engins pour lutter contre les plantes invasives, comme la jussie. Des collectivités se montrent intéressées : les villes du Mans ou de Dreux ont acheté leur engin chez CDO.

L’entreprise s’ouvre alors à l’international. Ses compétences sont mises au service de la lutte contre une algue invasive qui s’échoue en masse sur les côtes des Caraïbes et d’Afrique de l’Ouest : la sargasse.

Cette plante dégage une odeur nauséabonde et touche gravement le tourisme dans ces zones fortement fréquentées. Son déferlement pourrait être la conséquence de la pollution liée à l’agriculture intensive et au réchauffement de la température des océans. « Nous développons des solutions de collecte et de pompage de ces algues, explique Guillaume Amiand, chargé de la communication et du développement international. Nous pouvons en récolter entre 25 et 50 tonnes par heure avec un engin. » L’entreprise machecoulaise noue des partenariats pour proposer à ses clients de valoriser les algues récoltées : alimentation animale, cosmétique, engrais, biomasse…

Ce débouché a conduit Cyril Thabard a ouvrir une filiale au Brésil. Mais l’entrepreneur démarche aussi les marchés des pays d’Afrique ou d’Europe, comme l’Espagne et le Portugal. Un développement qui a été soutenu par des fonds d’investissement régionaux. Une belle ambition pour cette entreprise machecoulaise, unique dans son domaine.

Source : Ouest France du 24 septembre 2015